PATRIMOINE

Clamart regorge de petits trésors de la vie quotidienne à découvrir sur patrimoine.clamart.fr, la nouvelle web appli ou au fil des 30 bornes du patrimoine.

 

Patrimoine.clamart.fr : La nouvelle web appli !

Pour découvrir le patrimoine clamartois en toute sécurité et en toute autonomie, la Ville de Clamart a imaginé et développé des balades virtuelles accessibles depuis un smartphone. Équipé de votre outil nomade préféré, connectez-vous au nouveau site patrimonial de la Ville patrimoine.clamart.fr et partez à la découverte des 15 sites que nous avons sélectionnés pour vous. 

Vous préférez les découvrir à votre guise, selon votre humeur ou vos envies ? Rien de plus simple, il vous suffit de sélectionner sur la carte le ou les points d’intérêt et de construire votre parcours. Vous préférez vous laisser guider ? Choisissez alors l’une des quatre balades préenregistrées en suivant l’itinéraire sur la carte. Il y en aura pour tous les goûts. Plongez dans l’histoire en cœur de ville, partez sur les traces des métiers d’antan, aventurez-vous à l’orée du bois pour un parcours nature ou chaussez vos baskets pour une petite foulée du patrimoine. 

3, 2, 1 partez et cliquez !

Comment ça marche ?

> Connectez-vous sur patrimoine.clamart.fr à partir de votre téléphone mobile, cliquez et vous voilà sur la nouvelle web appli !
Sur la page d’accueil, vous choisissez le parcours libre (bouton Plan) ou les balades programmées. Grâce à la fonctionnalité géolocalisation, vous n’avez qu’à suivre l’itinéraire sur la carte pour aller d’un point à un autre. Un simple clic sur le point d’intérêt pour découvrir en images, en texte, en son ou en vidéo les trésors patrimoniaux de Clamart.

       

Guide du parcours du patrimoine

À pied ou à vélo, seul, entre amis ou en famille, partez à la découverte du patrimoine clamartois. Au fil des 30 bornes qui jalonnent cette balade, l’histoire se révèle. Percez le secret de ses monuments et des personnalités qui ont façonné Clamart, cette ville authentique, verdoyante, dynamique, atypique. Laissez-vous surprendre par son charme...

 

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À la découverte du patrimoine de Clamart

Trois corps de bâtiment composent aujourd’hui l’Hôtel de Ville de Clamart : l’ancien Château de Barral, la Tour Ronde et une ancienne maison bourgeoise.
Entre 1919 et 1923, l’assemblage des trois édifices en retour d’angle, la modification des ouvertures et de la forme du toit, ainsi que la suppression du campanile donnent à l’Hôtel de Ville son aspect actuel.
À l’intérieur, la salle des Commissions, la salle des Mariages et la salle du Conseil ont été décorées, au cours du XXe siècle, de peintures murales classées au titre des Monuments Historiques ou inscrites à l’Inventaire Supplémentaire.

La base du clocher daterait du XIème siècle.
Ruiné par la guerre de Cent Ans et devenu trop exigu, l’édifice est reconstruit et consacré le 8 mai 1523 par l’évêque de Paris. Le portail latéral de style flamboyant, certains chapiteaux et une partie de la charpente témoignent de cette époque.
En 1866, la façade, restaurée, prend son aspect actuel et les chapiteaux sont retaillés. Avec la guerre de 1870, l’édifice subit de graves dommages. L’abside est construite peu après. Les transepts, la sacristie et la chapelle des catéchismes datent du XXe siècle.
L’église est riche en vitraux remarquables.
A l’intérieur, le thème de la vigne, thème biblique mais aussi fameuse activité clamartoise, est omniprésent..
L’édifice est inscrit au titre des Monuments Historiques depuis 1928.

Construit entre 1878 et 1888 par l’architecte Léon Ginain, auteur notamment de l’église Notre-Dame-des-Champs à Paris, l’Hospice Ferrari, est un don de la Duchesse de Galliera.
Destiné à l’origine au personnel de maison, l’hospice est gratuit jusqu’en 1914. En 1952, de nouveaux statuts sont établis et il prend le nom de Maison de Retraite Ferrari.
La disposition des bâtiments s’inspire des constructions hospitalières parisiennes du milieu du XIXe siècle comme l’Hôpital Lariboisière ou l’Hôtel Dieu.
Les façades, la toiture, la chapelle et le château d’eau sont inscrits au titre des Monuments Historiques.
Aujourd’hui, l’hospice Ferrari est un EHPAD pour personnes dépendantes ou valides.

Conçue pour répondre aux besoins de l’Hospice Ferrari et de l’orphelinat Saint-Philippe de Meudon, la buanderie pouvait traiter une tonne de linge sec par jour.
Construit en brique et pierre par l’architecte Prosper Bobin (1844 – 1923) en 1892, le bâtiment comprend cinq niveaux.  
La buanderie a fonctionné jusque dans les années 1950, avant d'être délaissée avec l'arrivée des machines modernes. Dernier bâtiment industriel de ce type ayant subsisté dans la région, la buanderie est inscrite au titre des Monuments Historiques le 17 juin 2003.
En décembre 2003, la Mairie de Clamart rachète le bâtiment afin d’y accueillir une nouvelle médiathèque.
Inaugurée en 2006, la buanderie porte également le nom d’Anne Capezzuoli en hommage à la première adjointe au maire de Clamart (2001 à 2005) disparue en 2005.

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Appelée par tradition orale "Pavillon Louvois", cette propriété, aujourd’hui bien transformée, appartenait au début du 18e siècle aux seigneurs de Marsillac et de Charmont. En façade, l’escalier monumental du perron évoque la grandeur de l’ancienne demeure. A l’intérieur, le contrecoeur de la cheminée du grand salon, frappé aux armes du Grand Dauphin, est semblable à ceux du Château royal de Meudon. Il aurait été transporté par les Révolutionnaires depuis le Château de Meudon (à la fin du 17e siècle, Louis XIV avait acheté la propriété de Meudon pour son fils).

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La Villa Manrèse est une ancienne maison de retraites spirituelles, fondée par des pères jésuites en 1876. Elle est située à flanc de coteau dans un cadre verdoyant et calme.
En 1901, les Pères doivent abandonner cette demeure en raison de la séparation de l’Église et de l’État. Ils y reviennent en 1920.

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Rue principale du vieux village de Clamart, la rue Chef-de-Ville est connue pour être le lieu de l’arrestation de Condorcet.
Au numéro 9, une riche demeure construite au XVIIe siècle est l’un des derniers vestiges de cette époque.
Unique à Clamart, cette maison est dotée d’une élégante façade du XVIIe siècle, composée d’un avant-corps central à bossage continu (saillie de pierres ornementales) et d’un large et haut portail tenant lieu de porte cochère.

Dès 1085, les premiers actes écrits sur Clamart mentionnent ses vignes.
Vers 1800, Clamart compte 110 hectares de vignes, produisant 1650 hectolitres de vin. Jusqu’au XIXe siècle, la culture de la vigne est l’une des principales ressources agricoles du village.
La dernière vendange se déroule en 1962 au lieu-dit la Raie Tortue (emplacement de l’Hôpital Béclère).

Après 1962, plusieurs petites vignes subsistent à Clamart.
On distingue le Clos de Clamart, vin rosé issu du mélange des cépages, et le Clos Franquet, vin blanc à base de Sémillon, progressivement remplacé par du Chardonnay.

La Confrérie du Clos de Clamart, fondée en 1987, a pour but de promouvoir la tradition vinicole de la ville.

Au XIXe siècle, au moins 70 carrières de pierre calcaire sont exploitées sur Clamart, notamment entre la ligne de chemin de fer et les pentes boisées, ou autour de l’avenue Marguerite Renaudin.
On exploite aussi des carrières de gypse, route de Châtillon et rue de la Vallée-du-Bois, des carrières de pierre de meulière, sur le plateau, et des carrières de sable, au lotissement Beauséjour et sur la Plaine du Petit Clamart.

Cette activité florissante au milieu du XIXe siècle disparaît totalement avant la seconde guerre mondiale.

Au début du XXe siècle, l’arrivée du chemin de fer favorise l’installation de nouveaux habitants et l’essor d’un nouveau quartier autour de la gare.
.En novembre 1908, la première messe est célébrée dans la petite chapelle Saint-Joseph.

Élevée en 1937 d’après les plans de l’architecte Jacques Perronne, l’église actuelle est inaugurée par le Cardinal Verdier le 8 décembre 1937. Le clocher est achevé en septembre 1939.
L’édifice, en forme de croix grecque, est entièrement construit en béton et en briques apparentes.

La Duchesse de Galliera, riche aristocrate génoise et donatrice de la ville, achète la propriété dite de la Maison Blanche en juillet 1873.
La demeure lui sert alors de résidence pour surveiller les travaux de construction de l’Hospice Ferrari.
Après la mort de la Duchesse, la propriété est vendue et morcelée en terrain à bâtir qui sont commercialisés. Par la suite, la ville achète le terrain arboré restant pour faire construire une gendarmerie et aménage un jardin public en 1921.

Pour faire face au développement du quartier de la gare, l’école Jules Ferry est inaugurée en 1908.
Suite aux lois votées à l’initiative du ministre de l’Instruction Publique, Jules Ferry, dans les années 1880, sur la gratuité et l’obligation de l’enseignement primaire, des groupes scolaires fleurissent dans toute la France. Les caractères architecturaux de ces édifices, construits en briques et en pierres, les rendent particulièrement visibles dans le paysage des villes.

Les deux Guerres Mondiales ont profondément marqué l’histoire de cette école. Entre 1914 et 1918, elle sert d’hôpital militaire. Fermée au début de la Seconde Guerre Mondiale, elle rouvre ses portes au milieu de la guerre.

Aujourd’hui école élémentaire et maternelle, elle a conservé son âme et l’authenticité de son architecture.

 

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En 1840, la ligne de chemin de fer reliant Paris à Versailles est ouverte au public.
Clamart, première halte de la ligne, est mise en relation directe avec Paris.

La gare de Clamart a connu de nombreuses évolutions. Le bâtiment actuel date de 1973.

Le centre d'arts plastiques Chanot a été légué à la ville de Clamart par le peintre Albert Chanot et son épouse Lucie, qui vécurent dans cette maison-atelier entre 1932 et 1973.
Inauguré en 1980, c’est un lieu d’exposition, de création et de sensibilisation à l’art contemporain.
Selon les vœux de Lucie Chanot, le centre d’art est dédié au soutien, à la promotion des arts visuels et à la création émergente auprès de tous les publics.

L’hôpital d’instruction des armées Percy est construit entre 1916 et 1919.
Il est dédié à Pierre-François Percy (1754-1825), chirurgien en chef des armées et inspecteur général du Service de santé des armées, sous la Révolution et l’Empire.
Destiné à l’origine au soin des maladies infectieuses et contagieuses (notamment les malades touchés par les gaz toxiques des combats de la 1ère Guerre Mondiale), il est ouvert en 1920. À partir de 1982, l’hôpital diversifie ses services et se spécialise dans le soin des grands brûlés. Il accueille aujourd’hui civils et militaires.

 

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La Place des victimes du génocide arménien de 1915 abrite un khatchkar (croix de pierre) en tuf (pierre volcanique), élevé à la mémoire des victimes du génocide arménien.
Réalisé en Arménie en 1991 par le sculpteur Roupen Vessayan, il est offert par la communauté arménienne à la ville de Clamart. Il est inauguré le 25 septembre 1993.
Pour les Arméniens, offrir un khatchkar, c’est donner un cadeau inestimable : une œuvre d’art unique, un trésor national, une part de leur histoire et de leur culture.
Depuis 2010, l'art des croix de pierre arméniennes (symbolisme et savoir-faire des Khatchkars) figure sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO.

 

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Autour de 1860, le notaire Adolphe Schneider fait construire un élégant chalet suisse près de Fleury pour son épouse, Emilie Nast, atteinte de la tuberculose. Avant son décès, elle exprime le désir que sa maison devienne un asile pour les malheureux.

Pour satisfaire à sa volonté, Adolphe Schneider lègue par testament sa propriété à la commune. En 1890, l’hôpital-hospice Maison Sainte-Emilie, exclusivement réservé aux clamartois, ouvre ses portes.
En 2003, la maison de retraite devient un EHPAD (Etablissement Hébergeant des Personnes Agées Dépendantes).

 

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La Tour Carrée dite La Folie ou Tour Duffaut est l’ancienne propriété de Louis Duffaut, construite à la fin du XIXe siècle.
 
Cette haute tour carrée en meulière, au sommet prolongé d’une dentelle de ferronnerie, est recouverte par endroits de fresques d’Edith Dufaux et d’Antoine Fontaine représentant l’Arche de Noé.
L'édifice est sauvé de la démolition en 1989 et réhabilité par l’atelier ED Architectes. Douze logements en céramique blanche, troués de larges baies colorées en double hauteur, et agrémentés d’un labyrinthe de jardins privés, terrasses, passerelles et escaliers, sont alors créés.
La Tour Carrée est un ancien point géodésique. Répertorié par l’IGN, c'est un point matérialisé dont les coordonnées sont connues avec précision.

 

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La crèche Sainte-Émilie est fondée en 1880 par Adolphe Schneider, ancien notaire parisien et bienfaiteur de la ville.
Il souhaite créer une crèche à Clamart « où seraient reçus, gardés et soignés pendant la journée les petits enfants au-dessous de trois ans dont les mères sont obligées d’aller travailler hors de leur domicile ».

En 1909, la crèche est reconstruite par l’architecte J. Rastoueix, 26 rue du Trosy. L’association de la crèche Sainte-Emilie est reconnue d’utilité publique en 1910.

En 1863, Alphonse Daudet loue à Clamart, au 46 rue de Sèvres (actuelle rue P.V. Couturier), une maison de la cité des Pavillons surnommée « La Communauté de Clamart » qu’il partage avec des amis.

Alphonse Daudet passe un an à Clamart. Pendant cette période, il écrira les treize premières Lettres de mon Moulin, en collaboration avec Paul Arène, recueil de nouvelles publiée en volume à partir de 1869.

En raison de son état de santé, il quitte Clamart pour aller se reposer à Fontvieille en Provence.

 

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Alliant activités d’excellence et soins de proximité pour l’adulte et l’enfant, l’hôpital Antoine Béclère est également centre de référence dans plusieurs domaines : procréation médicalement assistée, troubles du sommeil ou prise en charge de l’obésité.
Il a été construit en 1967. Composé de 5 plots sur pilotis, le bâtiment de béton brut en forme de Y, percé de fenêtres triangulaires, est l’œuvre de l’architecte Henry Pottier (1912-2000, Grand Prix de Rome), assisté de Jacques Vial, architecte de l’AP-HP. Inauguré en 1971, l’hôpital est un modèle de l’architecture hospitalière des années 60.
L’hôpital est reconnu au plan mondial pour ses recherches dans le domaine périnatal. C'est là que naît en 1982 Amandine, le premier bébé-éprouvette de France, grâce aux équipes du biologiste Jacques Testart, du chef de service Emile Papiernik et du gynécologue-obstétricien René Frydman.
Une nouvelle étape importante est franchie le 26 janvier 2011 avec la naissance d’Umut-Talha (notre espoir en turc), premier bébé du double espoir de France.

 

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La bibliothèque des enfants de Clamart, classée Monument historique depuis 2009, a été créée en 1964 sous l’impulsion de la mécène Anne Gruner Schlumberger. Geneviève Patte en a assuré la direction de 1964 à 2001.
Implantée au cœur de la cité de la Plaine, la bibliothèque est une structure engagée dans la lutte contre les inégalités d’accès à l’art et à la culture. Pendant plus de 40 ans, elle a joué un rôle central dans la reconnaissance et la diffusion de la littérature jeunesse.

 

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© Patrick Roux

La réalisation du quartier de la Plaine à Clamart (1947-1953) est une  éloquente contre-proposition à la politique des grands ensembles. Qualifié d’exemplaire, la Cité de la Plaine, à dimension humaine, pensée sur le modèle de la cité-jardin, a été conçue pour répondre, au mieux, aux besoins des habitants.
Avec le cimetière intercommunal, dans lequel il repose depuis 1983,  elle constitue l’œuvre emblématique de Robert Auzelle et synthétise l’évolution de ses recherches et de son enseignement dans le domaine de l’environnement urbain.

 

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Crédit photo : Emmanuel Galante

En 1957, l’architecte Robert Auzelle crée à Clamart un cimetière parc où les arbres et la nature dessinent un paysage propice à la promenade.
Intégré dans une réflexion globale d’urbanisme, le cimetière dialogue directement avec les logements de la Cité de la Plaine dont R. Auzelle est l’architecte. S’inspirant des expériences Anglo-saxonnes et d’Europe du nord, il organise un paysage qui ne sépare plus les vivants des morts.

 

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L’urbanisation du Plateau de Clamart débute progressivement durant la première moitié du XXe siècle.
A partir de 1907, le lotissement pavillonnaire du Jardin parisien commence. Une succession de rues parallèles à l’axe du Tapis Vert sont coupées en leur milieu par la rue du Parc. Elles sont bordées d’arbres dont elles portent le nom : avenue des Platanes, avenue des Acacias et avenue des Tilleuls (devenue l’avenue Léon Cambillard).
Les maisons de cette époque, de dimensions modestes, ne comportent qu’un étage et sont disposées en retrait de la voirie. La plupart d’entre elles seront remplacées après la Seconde Guerre Mondiale.

Cette histoire commence avec un certain Louis XIV, subjugué par la découverte des petits pois qu’on lui apporte d’Italie. Il décide d’en faire planter à Versailles mais également sur le Plateau de Clamart devenu un lieu prisé des Parisiens en quête de verdure.

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À partir du XVIIe  siècle, le petit pois est servi à la table des grands personnages et il devient rapidement un produit de luxe.

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Sous le règne de Louis XV, un célèbre financier voulant faire preuve de prodigalité, offrit au roi une tasse de lait provenant d’une vache exclusivement nourrie de petits pois à 20 francs le litre. Sur la carte gastronomique de la France datée de 1929, les petits pois font encore la réputation de Clamart.

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Pendant des siècles, les jardins maraîchers de Clamart ont alimenté la capitale en légumes, mais les petits pois de Clamart avaient une place de premier choix au marché des Halles et dans les assiettes des gourmets. 

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Le mitage urbain a fait disparaître cette culture mais il subsiste dans la gastronomie parisienne un souvenir de cet âge d’or. Ainsi, « à la Clamart » désigne une garniture composée de petits pois en accompagnement
d’une viande. 

 

Et c’est en 1969 que la première fête des Petits Pois est lancée à Clamart. Au programme, élection de la reine de Clamart, combats de catch et la célèbre parade de Pipiou composée de chars. Pour l’anecdote, le si mignon Pipiou, était l’effigie du petit pois en conserve. En 2019, la fête
des Petits Pois a fêté son 50e  anniversaire !

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Recette des petits pois « à la Clamart » : L'impartial en 1906.recette à la clamard.jpg

  • Faire suer au beurre dans une casserole quelques oignons nouveaux et deux ou trois cœurs de laitues,
  • Ajouter les petits pois écossés et lavés,
  • Mouiller de deux verres de bouillons ou d’eau (pour deux litres environ de petits pois),
  • Ajouter un bouquet garni et trois morceaux de sucre ou 15g en poudre,
  • Saler et porter à ébullition et laisser cuire, couvert, doucement pendant une demi-heure environ,
  • En fin de cuisson, retirer le couvercle et laisser évaporer le reste de liquide,
  • Enlever le bouquet.
  • Terminer avec un morceau de beurre frais.

Bon Appétit !

 

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Un théâtre de verdure est un cadre de végétation artistiquement aménagé permettant d'assister en plein air à des spectacles vivants. Il s’inspire des amphithéâtres antiques dans la disposition semi-circulaire de gradins orientés vers un espace scénique. 

Construit en 1947 non loin de la Place du Garde, le théâtre de verdure de Clamart a été construit par l´Office national des eaux et forêts pour accueillir des manifestations culturelles.

Dans les années d’après-guerre, le théâtre de verdure accueille dans le cadre du Festival de musique, un spectacle réunissant les meilleurs danseurs étoiles de l’époque. 

Un évènement important fut organisé dans ce lieu, les premières Olympiades internationales de chant choral amateur. Cet « unique gala » organisé le 7 juin 1956 a réuni des chorales venues d’Allemagne, d’Espagne, de Mongolie et de l’ancienne Tchécoslovaquie. La BNF conserve les enregistrements de cet évènement (disponibles en ligne).

Entouré d´arbres, cet amphithéâtre en plein air est constitué d´un grand cercle avec trois marches de pierre sur lesquelles les spectateurs s'asseyaient, face à une scène surélevée à laquelle on accède par des petits escaliers. 

Longtemps laissé en friche, il a été remis en état en 1994 et  une manifestation artistique y a été organisée en 1998.
En 2005, des jeunes de Clamart ont réhabilité le théâtre avec l’appui des jeunes des villes jumelles de Lunebourg et Artachat.

NB : Il n’y a plus que 6 théâtres de verdure  en activité en France... contre 42 en Allemagne.

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