EXPOSITION - TAKE (A)BACK THE ECONOMY - EXPOSITION COLLECTIVE

Du samedi 13 avril au dimanche 7 juillet 2019

Curatrice : Barbara Sirieix ; à l’invitation de Madeleine Mathé

À l’invitation du CACC, la curatrice Barbara Sirieix propose l’exposition « take (a)back the economy » rassemblant les artistes Anne Bourse, Eve Chabanon, Hanne Lippard, Ernesto Sartori et Jay Tan. Le nom s’inspire du titre de l’ouvrage Take Back the Economy paru en 2013 et co-signé par JK Gibson-Graham avec Jenny Cameron et Stephen Healy.

Le travail de JK Gibson-Graham, nom de plume de deux femmes économistes et géographes féministes, envisage l’économie non plus comme système ou espace capitaliste unitaire mais comme une zone de cohabitation et de contestation de formes économiques multiples – une critique de ce qu’elles nomment le « capitalocentrisme ».

À travers l’image d’un iceberg, elles ont mis en valeur différents régimes de visibilité au sein de l’économie. Il y a ce qui est au-dessus du niveau de l’eau – le travail salarié, la production marchande, le commerce capitaliste, et ce qui est immergé – le travail non salarié, les économies non marchandes ou non monétarisées, les transactions dans le foyer ou au sein des communautés, les coopératives, les travailleur.euse.s indépendant.e.s, le don etc. En soutenant d’autres formes de relations au sein d’une économie diversifiée, leur projet est d’encourager l’autodétermination économique des individus, notamment à travers la création d’un langage plus inclusif.
Leurs concepts génèrent des outils de réflexion sur les économies de la production artistique nous permettant de considérer certaines choses moins visibles : ce qui se passe en dehors de la galerie, de l’atelier… ou ce que l’on n’a pas l’habitude de considérer comme faisant partie de l’économie de l’art ou de l’artiste. Quelles sont ces activités invisibles ? Quelles sont les économies non capitalistes d’un.e artiste ? Quel est le langage de ces économies ? L’intérêt des artistes pour leur production signifie-t-il nécessairement une logique productiviste ?

Ces réflexions se positionnent dans un contexte politique où l’économie des travailleur.euse.s de l’art est remise en question ainsi que les cadres institutionnels qui l’entourent. Plusieurs études réalisées en France et à l’étranger démontrent que ces travailleur.euse.s, bien qu’actif.ve.s dans un secteur à forte rentabilité, sont pour la plupart dans une situation de forte précarité. D’autre part, en pensant la production artistique dans le contexte d’une économie diversifiée, il s’agit de regarder chez les artistes des économies plus lentes, des processus contreproductifs ou des questions écologiques.
Les artistes Anne Bourse, Eve Chabanon, Hanne Lippard, Ernesto Sartori et Jay Tan développent des perspectives singulières sur l’économie de la production artistique, qu’il s’agisse de faire interagir celle-ci avec des activités et des objets situés hors de l’espace et du temps symbolique de leur travail artistique, de considérer l’espace politique et géopolitique de la production et/ou du recyclage d’objets ou de langages économiques.

Rendez-vous

Samedi 13 avril 2019 – 17h
Vernissage de l’exposition – Navette gratuite le jour du vernissage en partenariat avec le CAC Brétigny :

  • Rendez-vous à 15h30 au 104 avenue de France, 75013 Paris (métro : Bibliothèque François Mitterrand).
  • 16h30: vernissage au CACC
  • 17h30: départ pour le CAC Brétigny. Vernissage de l’exposition « les cellules blanches, nues et le sommeil électrique» | Sébastien Rémy
    Réservation indispensable : reservation@cacbretigny.com

Dimanche 12 mai – 16 h
Visite de l'exposition avec la commissaire d’exposition, Barbara Sirieix


Samedi 22 juin – 15h-21h
Samedi Arty – Performances, lectures et conférence autour de l'exposition "take (a)back the economy". Avec le désormais traditionnel barbecue de fin de saison

Pour en savoir plus

Madeleine Mathé
Picto_Enveloppe.png  madeleine.mathe@clamart.fr
 

 

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