ARCHIVES 2017

Retrouvez la rétrospective des expositions du Centre d'Art Contemporain Chanot dans cette page.
© Nicolas Giraud

Hors les murs : EXPOSITION ON/OFF

Artistes : Cécile et Guillaume

L'exposition photos ON/OFF, inédite et hors les murs, a offert aux habitants la possibilité de (re)découvrir les lieux emblématique de Clamart sous un angle original du jeudi 10 au dimanche 27 novembre Place de l’Hôtel de Ville puis du 12 au 22 janvier 2017 Place Aimé Césaire.
Projet photographique original, conçu par les artistes Cécile & Guillaume, ON-OFF, des lieux qui respirent propose aux habitants et promeneurs de (re)découvrir des lieux emblématiques de la ville de Clamart sous la forme de diptyques photographiques présentant un même espace en activité et au repos.

Pour chacun des dytiques présentés, la première image a été prise lors des heures d’ouverture alors que la seconde a été prise, à partir du même point de vue, lors des heures de fermeture, montrant ainsi le « rythme biologique » du lieu, sa phase d’éveil en opposition à sa phase de sommeil.

Enrichis d’un dispositif sonore, accessible par des QR Code à flasher, ces diptyques photographiques invitent les spectateurs à une immersion dans une réalité renouvelée par les artistes au cœur de l’espace public.

Les lieux présentés dans la série de diptyques ont été choisis pour leur intérêt et leur présence symbolique dans les différents quartiers de la  ville. Dix mois ont été nécessaires à la réalisation de cette exposition, depuis les séances de repérage, les sessions de shooting, les séances de prises de son, la production du matériau d’exposition et la fabrication des diptyques.

Du 25 février au 23 avril : AND IF… JUST IF…

Artistes : Petra Koehle et Nicolas Vermot-Petit-Outhenin

Pour leur première grande exposition personnelle en France, Petra Koehle et Nicolas Vermot-Petit-Outhenin envisagent un projet en évolution constante dans lequel s’entremêlent architecture, photographies et performances musicales autour du bleu du ciel.  

La partition a transformé le CACC aussi bien en lieu d’exposition que de production et a convié des personnalités extérieures à activer avec eux cette œuvre infinie.

 
La violoncelliste Deborah Walker a improvisé ainsi cette pièce au cœur de l’exposition tandis que les réalisateurs Silvia Maglioni & Graeme Thomson ont été invités à présenter une œuvre en dialogue avec les propres recherches de Koehle et Vermot-Petit-Outhenin.

Le duo propose de s’appuyer d’une part sur l’utopie et la poésie de Saussure qui tenta à la fin du 18ème siècle de quantifier l’intensité du bleu du ciel et inventa à cet effet un cyanomètre. D’autre part sur l’examen des tissus d’Afrique centrale qui ont été reproduits dans des livres au début du 20ème siècle dans le contexte d’une vision coloniale du monde.

A travers cette œuvre collaborative, Petra Koehle et Nicolas Vermot-Petit-Outhenin ont poursuivi leurs recherches menées sur les répercussions des systèmes de représentation sur nos mémoires et perceptions. Par un titre laissant la porte ouverte à tous les possibles, l’exposition proposait des espaces de liberté et de manœuvre inattendus entre le reconnaître et le ressentir, l’idée et l’expérience.

UBIQUITÉ

Artiste : Eric Sempé

Du 11 mai au 18 juin

Dans le cadre d’un projet hors les murs du Centre d’art contemporain Chanot et de la Délégation des Affaires culturelles de la Ville de Clamart, le photographe Clamartois Eric Sempé est invité à livrer sa lecture de la ville dans l’exposition Ubiquité. Avec son regard déconstruit sur différentes architectures, le photographe propose d’appréhender dans un seul lieu les multiples expressions du changement urbain dans notre géographie quotidienne.
Maternité-hôpital, logement, collège, bibliothèque, entreprise, hôtel de ville, église, maison de retraite, l'itinéraire d'une Vie dont nous ne parcourons jamais deux fois la même rue, la même place.


Biographie de l’artiste
Éric Sempé a travaillé durant plusieurs années comme éditeur dans des agences de presse (Sipa et Sygma) avant de passer derrière l’objectif en 2004. Après des travaux sur le secteur Paris Rive Gauche, quartier pris simultanément dans plusieurs temporalités, sa photographie tend vers celle de paysages urbains.


Je joue avec la dimension ambiguë de la photographie, sa platitude qui me permet des ruptures d’échelle, de juxtaposer des éléments. Je raconte ainsi une part de l’histoire de la ville avec ses différentes trames, ses strates superposées. J’aime l’idée d’être une sorte d’arpenteur.


Picto_Site_internet.png  www.ericsempephotographie.com
Picto_Site_internet.png  www.spikstudio.com

 

Du 18 mai au 9 juillet : LA VIE MODE D’EMPLOI

Collection Joseph Kouli

Animés par le même désir d’être surpris et de rester attentif à l’art dans ses zones les moins connues, le CACC a choisi de donner la parole à l’un de ces acteurs prospectifs : le collectionneur Joseph Kouli.
Converti par hasard à l'art contemporain, Joseph Kouli affine depuis 10 ans son regard au contact d’artistes, galeristes ou critiques d'art. Autorisant le temps nécessaire à la recherche comme aux doutes, il construit ainsi un ensemble, laissant la perspicacité et la sensibilité guider ses acquisitions. Superposant différents intérêts et pratiques, sa collection donne quelques indices sur la façon de vivre de Joseph Kouli parmi cette nébuleuse poétique qui petit à petit envahit son quotidien. Riche de 120 œuvres, elle témoigne de la rencontre entre les œuvres et l’espace domestique, d’une subjectivité délibérée, et d’un intérêt pour les artistes de sa génération racontant l'époque dans laquelle il vit.
Les œuvres de la collection Joseph Kouli ont déjà fait l'objet de plusieurs prêts et expositions, dont l'une consacrée à l'intégralité du fonds d’alors en 2012. L'exposition au CACC souhaitait révéler l’authenticité et l'investissement d'une démarche sensible de collectionneur et dévoilait un ensemble de pièces s’attachant au quotidien tant dans sa version poétique que dans sa trivialité. Ce sont ainsi des dessins, des gestes subtils, des pièces lumineuses, des vidéos qui ont habité le CACC au printemps. C’est également une tranche de vie que cet amateur inépuisable et engagé vient ici partager.


Avec : Francis Alÿs, Guillaume Bijl, Irène Billard, Vanessa Billy, Eugenia Calvo, Edith Dekyndt, Calla Henkel & Max Pitegoff, David Horvitz, Randa Maroufi, Jean-Luc Moulène, Amalia Pica, Janis Rafa, Ana Vega, Saâdane Afif, Katinka Bock, Daniel Gustav Cramer, Tacita Dean, Jimmie Durham, Mimosa Echard, Aurélien Froment, Alicja Kwade, Matthieu Laurette, Mathieu Mercier, Aiden Morse, Julien Nédélec, Simon Nicaise, Roula Partheniou, Bruno Peinado, Bertrand Planes, Julien Prévieux, Laure Prouvost, Matthew Smith, Kathrin Sonntag, Camille Roux, Rirkrit Tiravanija, Oscar Tuazon, Danh Vo, Anna Virnich, Elsa Werth, Erwin Wurm...

 

Du 28 septembre au 10 décembre : DE QUOI LE MONDE EST-IL LE MIROIR ?

Artiste : Chourouk Hriech

Le monde de Chourouk Hriech nous immerge au cœur de représentations fantasmagoriques qui nous happent et se confondent avec l’échelle humaine, dans lesquelles s'entrelacent l'urbain et la nature. Ces représentations fragmentaires de noir et blanc superposent les époques comme les paysages.
Issus de prises de notes urbaines, de lectures et recherches, les traits que trace l'artiste, assemblent un vocabulaire qui se construit au fil de ses déplacements.
Dessiner relève chez Chourouk Hriech d'une pratique à la fois cérémoniale, rituelle et performative. Avant d'amorcer le dessin, l'artiste se conditionne et s'approprie l'espace où sera posé le crayon. L'action demande ensuite un « engagement de tout le corps », une immersion totale qu’elle accompagne par le chant.
« De quoi ce monde est-il le miroir ? » nous demande Chourouk Hriech.  À supposer que le monde ne soit pas la réalité mais son reflet, qu'un ailleurs incarnant le réel existe et se voit révélé ici-bas, comme dans tout miroir avec déformation ? Henry-David Thoreau propose dans son journal une possible réponse :

 La nature n'est rien, si ce n'est qu'elle fait s'exprimer l'homme et qu'elle le reflète.

Le monde qu'habitent les œuvres de l’artiste est à n'en pas douter onirique, espace de multiples fables et micro-récits.
À Clamart, Chourouk Hriech s'imprègne du contexte du centre d’art - au fond d’un petit jardin apaisé - et des récents voyages qui la mènent à la découverte de cultures et paysages saisissants, pour imaginer un projet en écho à l’architecture du lieu. Convoquant différents médiums, photographie, sculpture, installation, dessins et dessins muraux, l’artiste propose une exposition dans laquelle s’entremêlent allégories et objets d’une mémoire personnelle. Elle immerge dès lors le visiteur dans une ambiance au magnétisme durassien et fait jaillir un nouveau pan de sa recherche artistique.