ARCHIVES 2016

Retrouvez la rétrospective des expositions du Centre d'Art Contemporain Chanot dans cette page.

© Cécile et Guillaume

PAYSAGES SUBLIMÉS

Avec les artistes Hicham Berrada, Marie Denis, Chourouk Hriech, Mirka Lugosi, Bertrand Planes, Anne-Laure Sacriste et Ludovic Sauvage.

Une proposition de Madeleine Mathé.

Du samedi 19 mars au dimanche 3 juillet 2016, l’exposition « Paysages sublimés » s’intéresse à l’existence du genre paysage dans la création récente.
Si la représentation de la nature n’est pas absente de la peinture antique ou médiévale, il faut attendre la fin du XVIIe et le romantisme pour que le paysage devienne un sujet à part entière en Italie et en France.
À la fin du XIXe, le mouvement symboliste prend le motif comme prétexte à des divagations poétiques, à une représentation du cosmos et des profondeurs de l’âme humaine. Le sublime apparaît au cœur des recherches des artistes et des auteurs, romantiques et symbolistes, qui tendent par leurs formes à transfigurer le réel, à explorer l’inconscient, à encourager le rêve et l’imaginaire, en s’engageant notamment dans des expériences hallucinatoires. La représentation du paysage devient dès lors, en tant qu’acteur autonome, producteur d’expériences.
Dans l’essai Le Déclin du mensonge, 1891, le poète symboliste Oscar Wilde explicite ce lien particulier à la Nature, ne la trouvant pas propice au développement humain et lui préférant l’Art, pure création de l’esprit – « Elle n’a pas de plan, manque étonnamment de fini, présente une extraordinaire monotonie et un complet inachèvement ». En somme pour l’auteur, la Beauté qui n’existe pas dans la Nature s’avère être le propre de la créativité humaine. L’art doit conserver son autonomie, trouver ses sources d’inspiration, agir comme le partage d’une vision subjective de la réalité.

Le Centre d’Art Contemporain Chanot propose ainsi d’explorer les possibilités pour ce genre emblématique de s’abstraire du réel, d’établir un lien entre création et réalité, d’envisager l’éther et de voir si, comme l’affirme Oscar Wilde, « la nature imite l’art ».

Masterclass : Vivre l’herbier

Artiste : Marie Denis
   
A destination du public individuel et en échos aux expositions, le CACC propose régulièrement une Masterclass. Week-end intensif d’apprentissage et de pratique aux côtés d’un artiste emblématique de la scène contemporaine, la Masterclass constitue une immersion au cœur de la création, un lieu d’échanges et un moment d’expérimentation plastiques autour de l’art le plus actuel.

En avril 2016, ce nouveau dispositif a été inauguré par Marie Denis, l’une des artistes présente dans l’exposition collective « Paysages sublimés » avec l’œuvre Diorama, produite pour l’occasion.

Les participants étaient invités à créer à ses côtés des « herbiers revisités » via des supports « vintage ». Marie Denis déjoue les classifications habituelles de l’herbier, à travers ses nombreuses œuvres, où elle expérimente des lamelles de botanistes art déco, des diapositives chlorophylles, des photomaton-Haïku ou encore de fax thermique, etc
 

ÉBLOUISSEMENT

Artistes : Dominique Blais, Nathalie Brevet_Hughes Rochette, Jean-Baptiste Caron, Véronique Joumard, Ivan Navarro, Nøne Futbol Club

Commissaire : Madeleine Mathé

Du samedi 17 septembre au dimanche 20 novembre 2016, le CACC a rassemblé des artistes de toutes générations proposant d’éprouver les figures de l’éblouissement qu’il soit éclairé, sensoriel ou vertigineux, par le biais de gestes discrets, de pièces lumineuses.
Choc visuel, trouble vertigineux ou encore émerveillement, au sens propre comme figuré, l’éblouissement investit différentes figures et allégories, qui toujours donnent à envisager l’inouï, l’imperceptible ou l’irrationnel. Autant de limites et de  vacillements qu’explorent les formes artistiques.  
 
Le philosophe Georges Didi-Huberman propose une expérience de l'éblouissement de l'ordre du divin dans l'ouvrage "L'homme qui marchait dans la couleur", 2001, et établit un parallèle entre la dramaturgie des édifices religieux et les « temples » lumineux que crée le plasticien de la lumière James Turrell. Comment incarner « l'Absent » et donner matière à l'invisible? L'auteur dévoile ainsi la précise mise en œuvre des volumes, de leurs limites et des directions données aux rayons du soleil dans les édifices religieux. Toutes ces combinaisons permettent à la lumière d’inonder le lieu et de  l'habiter avec matière et puissance, et constituent également la grammaire des environnements lumineux et infinis que créé l'artiste.
Restant dans une approche sacrée de l'éblouissement, l'artiste et critique d'art irlandais Brian O'Doherty au milieu des années 1970, relie la galerie d'exposition à l'église. La rigueur des lois qui président à l'édification des espaces d'expositions participe en effet à une sacralisation du lieu et des œuvres : isolation du contexte, neutralité de l’espace, fenêtres obstruées, lumière zénithale, autant de mécanismes mettant en abyme une possibilité « d'éternité de l'exposition ».

Loin de correspondre aux canons du white cube, le Centre d’Art Contemporain Chanot souhaitait à son tour explorer cette insaisissable idée d'éblouissement. Des couchers de soleil aux environnements saisissants le visiteur était convié à un voyage au pays des sensations, d'un absolu illimité.

Artistes : Dominique Blais, Nathalie Brevet_Hughes Rochette, Jean-Baptiste Caron, Véronique Joumard, Ivan Navarro, Nøne Futbol Club

EXPOSITION D’HIVER 2016

Sélectionnés sur dossier par un jury de professionnels actifs dans le champ de l’art contemporain et d’élus locaux, les artistes présentés étaient pour cette édition :
Gilles Audoux, Khaled Dawwa, Florence Desseigne, Catherine Gilson, Lisa Hawia, Rostislav Kunovsky, Estelle Lutaud, Altone Mishino, Lise Rousset-Lesieur et Eléonore Scardoni.

Du 1er au 18 décembre 2016, le CACC accueillait la seconde édition de L’Exposition d’hiver, rendez-vous initié en 2015 et organisé par la Délégation des Affaires Culturelle qui a pour objectif de présenter des artistes contemporains locaux.
Reprenant un principe d’exposition initié en Suisse et en Allemagne, cette manifestation a pour objectif de rassembler en un temps et un lieu une sélection d’artistes contemporains qui ont un lien avec le nouveau Territoire Vallée Sud – Grand Paris, composé de 11 communes dont Clamart. Les artistes contemporains vivants, travaillants ou nés à Antony, Bagneux, Bourg-la-Reine, Châtenay-Malabry, Châtillon, Clamart, Fontenay-aux-Roses, Malakoff, Montrouge, Le Plessis-Robinson et Sceaux, ont invités à participer à un processus de sélection, indépendamment de leur âge ou de leur pratique artistique.