Portrait, Rencontre

Vincent Scognamillo, il danse pour vous

À 18 ans Vincent Scognamillo est déjà un véritable artiste au parcours accompli. Cerise sur le gâteau, il donne des cours aux jeunes de la commune.

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Comment est née votre vocation d’artiste ?

Elle commence assez tôt, dès l’âge de 8 ans. Je tourne dans différentes séries parmi lesquelles RIS police scientifique et Diane femme flic. Depuis j’ai aussi joué dans plusieurs films dont L’élève Ducobu dans lequel j’interprète Molas, l’un des meilleurs amis du cancre. À 10 ans je découvre la danse grâce à ma maman qui me montre des vidéos. Séduit, je prends des cours de hip hop et break dance à la maison des associations de Clamart puis à l’Académie internationale de la danse. Parallèlement, je rentre dans le groupe hip hop Zeustreet Crew. Avec eux je participe à de nombreuses émissions de télévision et des compétitions en France et à l’international. Ensemble nous avons décroché le titre de la meilleure chorégraphie en Battle Dance sur Canal J. Depuis j’ai dansé pour M. Pokora et je ne m’arrête plus !

À tel point que vous êtes l’un des danseurs de la célèbre comédie musicale Les 10 commandements…

En effet, cette expérience exceptionnelle m’a permis de travailler avec de grands chorégraphes, de me produire au Palais Omnisport de Bercy et de partir en tournée. En fait c’est le résultat de huit années de travail vouées à ma passion. C’est beaucoup d’adrénaline et de plaisir sur scène. Avec les danseurs et le public, j’ai partagé des émotions très fortes. J’ai aussi appris à me mettre dans la peau d’un personnage. Collaborer avec Kamel Ouali s’avère passionnant et vous pousse vers le haut. Il veut que tout soit calé au millimètre ce qui suppose une énorme exigence. En revanche, en dehors de la scène c’est
quelqu’un de très gentil et cool.

Que représente la danse pour vous ?

Contrairement aux apparences, la danse n’est pas que mouvement. Cet art représente une forme d’expression qui permet de faire passer beaucoup d’émotions et de messages.

Est-ce pour cela que vous enseignez à Clamart au sein de l’association Juste Dance ?

Je ressens un véritable bonheur à transmettre. Il est également plaisant de se retrouver dans la peau d’un professeur et de travailler avec un autre enseignant qui s’appelle Nejy. C’est lui qui m’a appris les bases. Ceci étant dit, pour les enfants et adolescents auxquels je donne des cours, la danse doit avant tout rester un amusement car ils la considèrent comme un loisir. Le lundi j’apprends le hip hop à des enfants de 7 à 12 ans au centre socio culturel du Pavé Blanc. Le mercredi
j’enseigne le break dance et le hip hop au centre socioculturel de la Fourche. Dans les deux cas je montre des mouvements et veille à ce que tout le monde participe dans une bonne ambiance.

Etes-vous très attaché à Clamart ?

Oui pour plusieurs raisons. C’est la ville dans laquelle j’ai grandi et me suis entraîné. Ensuite mon groupe y est basé et je continue de m’y exercer. Clamart représente mes racines.