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Mario Farina, passionné de boxe

Le président du Clamart Boxing est un homme passionné. Il vit à Clamart depuis 56 ans et aime sa ville.

Publié le - Mise à jour le

Que représente la boxe pour vous ?

Je suis rentré dans ce milieu à 14 ans. Un ami de mon père et un oncle qui boxaient me fascinaient. Depuis je n’ai jamais lâché. J’ai pratiqué les différentes disciplines (boxe anglaise, française, kick-boxing…) avant de devenir arbitre international et professeur. 

Pourquoi n’êtes-vous pas devenu professionnel ?

J’ai commencé ma vie active très tôt. Lorsque j’ai remporté le titre de champion d’Île-de-France j’ai été sélectionné pour les championnats de France qui se déroulaient un samedi dans le nord. Malheureusement je travaillais ce jour-là. Ma carrière s’est donc vite arrêtée !

La boxe est souvent assimilée à un sport violent. Est-ce réellement le cas ?

Nous avons moins de blessés qu’au football, au basket ou au handball ! Je dirais plutôt que c’est l’un des sports les plus durs qui existe. Néanmoins, de nos jours, il est devenu un loisir ouvert à tous. D’ailleurs cette saison nous allons créer une section Handiboxe en organisant des ateliers avec les personnes handicapées car nous voulons que tout le monde puisse pratiquer la boxe.

Depuis des années vous avez également pris le parti de développer la boxe féminine au sein du Clamart boxing…

Cela me semble très important. J’ai deux filles championnes de France de kickboxing qui sont devenues enseignantes de boxe. Parallèlement, elles
ont suivi de très bonnes études. 65 % de nos adhérents sont des femmes et j’en suis ravi. Cela dit, quel que soit le sexe, la boxe permet d’apprendre à se défendre en cas d’agression. Elle est aussi un atout professionnel car la compétition donne un esprit combatif. 

Clamart Boxing emménagera bientôt dans le complexe Hunebelle rénové ?

C’est un très bon projet. J’ai vu les maquettes qui permettent de se rendre compte qu’une bonne partie des salles sera sous terre et n’empiètera donc
pas sur les rues et le bois. Un tel complexe sera un véritable plus. Il manquait à Clamart car toutes les villes des alentours disposent de grosses structures. En plus la nôtre sera neuve ! En ce qui concerne la boxe, nous pourrons accueillir au moins 300 adhérents et développer d’autres disciplines telles que le MMA, un art martial mixte. 

Vous êtes Clamartois depuis 1964. Que pensez-vous de la commune ?

Clamart c’est ma ville ! Je m’y sens chez moi et apprécie son côté village. C’est aussi une ville qui bouge beaucoup grâce au sport et à son tissu associatif. Quand on me demande d’où je viens, je ne dis pas que je suis parisien mais que je suis Clamartois.