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Invincible Cyril Benzaquen

Rencontre avec le Clamartois Cyril Benzaquen, champion du monde de Kick-Boxing ISKA pour la 4e année consécutive

Publié le - Mise à jour le

C’est à Clamart que vous avez découvert le Kick-Boxing ?

Presque ! C’est à Châtillon que j’ai débuté car il n’existe pas (encore) de club à Clamart ! A l’époque, j’avais 14 ans et j’étais au collège Alain Fournier. Je ne connaissais personne dans le milieu mais les films de combat avaient beaucoup de succès dans les cours de récréation. Comme j’étais très réservé, mes parents étaient ravis que je puisse m’exprimer au travers d’un sport… un peu moins lorsque j’ai voulu combattre. J’ai dû attendre d’avoir 18 ans pour mon premier combat. 

Lorsque vous devenez champion d’Ile-de-France puis champion de France de Kick-Boxing à 19 ans, vous saviez déjà que ce sport allait être prédominant dans votre avenir ?

Je le savais même avant ! Dès le début, j’ai su que j’avais trouvé ma voie. Être un champion n’était pas une option ; je me projetais et je savais que j’allais tout faire pour y arriver. J’avais cette soif de reconnaissance qui avait pu me faire défaut lorsque j’étais jeune et tous les jours j’imaginais ma future vie de boxeur professionnel.

En parallèle, vous décidez de continuer des études en intégrant la faculté de Paris Dauphine…

Au lycée Jacques Monod, mon avenir me semblait déjà tout tracé ; mes parents étaient pourtant clairs sur un point : oui à la compétition mais en parallèle d’un cursus universitaire. Au prix de nombreux efforts, j’intègre la faculté de Paris Dauphine dans un programme adapté aux sportifs
de haut niveau : après une licence en Economie et Gestion, je poursuis avec un master en Marketing et Entreprenariat dont je sors diplômé en 2015.

De quelle manière ce « double cursus » sport / études influe-t-il sur votre carrière ?

Il a un impact sur toute ma carrière, qu’elle soit sportive ou non ! Il me permet d’avoir une vision plus tactique et plus analytique du jeu même si, à trop intellectualiser les choses, il m’arrive de perdre en spontanéité. Il m’a également appris à marketer mon image et à gérer intelligemment toutes les retombées médiatiques et financières que cela pouvait générer. Cette image atypique de « boxeur intello » qui revient sans cesse me convient assez bien finalement.

Si je vous demande ce que vous faites dans la vie, que répondez-vous ? Boxeur ou entrepreneur ?

J’ai mis du temps à pouvoir l’assumer mais aujourd’hui, je le dis : je suis boxeur ! Je suis également entrepreneur mais je reste avant tout un sportif de haut niveau. Il est vrai que ces deux facettes sont complémentaires. En défendant mon titre, le 13 juin, toute l’organisation du combat reposait sur mes épaules. La pression, aussi bien sportive que financière était énorme. Au final, la victoire s’est jouée sur plusieurs niveaux : au-delà du titre, j’avais réussi à drainer près de 3000 personnes dans le lieu mythique qu’est le Dôme de Paris (Palais des Sports) et à démocratiser, je l’espère, ce fabuleux sport de combat qu’est le Kick-Boxing. 

Au-delà des félicitations de rigueur, que peut-on souhaiter à un sportif avec un tel palmarès ? Un 5e titre en 2020 ?

Ce serait fabuleux ! Je souhaite également profiter de l’intérêt que l’on me porte pour médiatiser mon sport et continuer à organiser des évènements en fédérant un maximum de personnes autour du Kick-Boxing. Et puis dans les prochaines années, mon rêve serait de défendre mon titre à Clamart, qui sait ?