Rencontre, Portrait

François-Xavier Philipp, il cultive notre mémoire !

Président de l’association Le Souvenir Français à Clamart. Président de l’association Le Souvenir Français à Clamart, François-Xavier Philipp ne ménage pas ses efforts pour que tout le monde honore les morts pour la France, à travers des actions qui s’adressent à tous les Clamartois.

Publié le - Mise à jour le

Quel est le rôle de l’association Le Souvenir Français ?

Elle a été créée après la guerre de 1870 par le professeur alsacien François-Xavier Niessen.
Son but premier consiste à entretenir les sépultures des personnes tombées pour la France. Par la suite elle est aussi devenue gardienne de la mémoire pour expliquer que la guerre est une belle bêtise, même s’il faut se battre car cela fait partie des devoirs du citoyen. Enfin, l’association réunit des hommes et des femmes de tous âges qui ne sont pas obligatoirement d’anciens combattants. À Clamart, nous avons 150 adhérents et le plus jeune a 15 ans.

Pourquoi le devoir de mémoire est-il important ?

Mes arrières grands-parents se sont battus pour rester français. Notre nation reste un pays qui a une importance mondiale avec des valeurs culturelles, scientifiques et de liberté. Il y existe aujourd’hui une multitude de nationalités qu’il faut sensibiliser à notre passé. Vous seriez surpris de la réaction des 72 enfants de CM2 de Clamart représentant 28 nationalités différentes que nous avons emmenés visiter l’ancien lieu de bataille « La main de Massiges ». Ils étaient très touchants et se sentaient plus solidaires. 

Quelles actions menez-vous ?

Nous intervenons dans les écoles, les collèges, les lycées… pour expliquer ce qu’ont été les conflits de 14-18, de
39-45, la déportation, la guerre d’Algérie, etc. Chaque année le comité de Clamart emmène une classe de CM2 ou de troisième sur un lieu de mémoire comme Verdun, le chemin des dames, Valmy… Nous participons également au forum des métiers pour présenter les différentes professions des armées ainsi qu’à la quête nationale pour l’entretien des tombes des Morts pour la France le 1er novembre. 

Vous intervenez également dans le cadre de la commémoration du centenaire de l’armistice de 1918…

À Clamart il existe 10 associations d’anciens combattants. Nous participons activement aux côtés de la mairie à l’organisation de toutes les cérémonies commémoratives. Nous sommes aussi à l’initiative de la tombe de regroupement. Depuis trois ans, 170 Clamartois nous ont permis de récolter 20000 euros afin de réunir 60 reliquaires que nous installerons dans la concession que la Municipalité met à notre disposition. Jusqu’au 15 novembre, nous organisons l’exposition Les
hôpitaux militaires dans la Grande Guerre à l’hôpital Percy et nous participons au petit quizz de la Grande Guerre qui
se déroule salle Jacky Vauclair du 7 au 14 novembre. 

Que représente Clamart pour vous ?

C’est mon village. Je suis né en 1939 et d’origine Alsacienne. Je suis arrivé dans notre commune en 1972. Avec ma femme nous nous sommes consacrés aux associations et j’ai même été adjoint au sport. Autant dire que j’aime énormément Clamart !