Portrait

Chef(fe)s en devenir

À l’occasion du Printemps de l’égalité (lire p.15), trois chef(fe)s en devenir racontent leur passion pour les fourneaux comme une histoire de famille. Toque sur la tête et ustensiles en main, regards croisés de jeunes cuisiniers Clamartois en formation professionnelle (Au lycée professionnel des côtes de Villebon à Meudon. )

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MATHIAS DUNOYER, 17 ANS, EN TERMINALE

« Mon père est cuisinier depuis 15 ans et quand j’étais petit, j’aimais bien l’aider en cuisine. Ça me plaisait de le regarder travailler. Pour moi, je n’imaginais pas d’autre orientation. Au début, en seconde, on a étudié aussi le service en salle mais je trouvais difficile d’aller vers les clients et je préférais rester derrière à préparer les plats. Pendant un de mes stages, j’ai travaillé pour un chef qui sortait de grandes maisons et qui était très exigeant. Chaque dressage d’assiette et chaque cuisson de viande devaient être parfaits. C’est là que j’ai réalisé que je devais être fort car ce métier est très exigeant. Ce qui me plaît le plus dans la cuisine, c’est le travail en équipe: on est obligés de s’y mettre tous ensemble juste pour réaliser un plat et c’est vraiment motivant. »

JOHN SKAF, 17 ANS, EN TERMINALE

« Toute ma famille est dans la cuisine : c’est une passion que l’on pratique en famille. Ma grand-mère aimait me raconter des histoires et des souvenirs de recettes de cuisine. Depuis que je suis rentré au lycée, j’ai beaucoup appris lors de mes stages, par exemple l’année dernière j’ai travaillé pour le traiteur qui servait à Roland Garros. J’ai eu la chance de partir en stage à Malte et c’était intéressant de travailler de nouveaux produits et de parler anglais en cuisine. En seconde, je me sentais trop timide pour le service en salle alors que j’étais beaucoup plus à l’aise en cuisine, j’ai donc choisi mon cursus sans hésiter. Ce que je préfère, c’est travailler les produits et voir s’organiser le travail de la brigade pour sortir les entrées, les plats et les desserts. »

ELDA ANDRADE, 17 ANS, EN PREMIÈRE

19_elda-andrade.jpg «J’ai choisi cette formation car depuis que je suis petite, ma grand-mère m’a appris à aimer cuisiner pour les gens. Elle a été cheffe dans un restaurant au Portugal et elle m’a félicitée pour mon choix. Ici, j’ai découvert la cuisine française car dans ma famille je connaissais surtout les recettes traditionnelles portugaises. En stage, j’ai parfois eu la liberté de choisir les desserts à servir aux clients, alors j’essayais de choisir les recettes préférées du moment. J’aime partager la cuisine, par exemple à Noël ma tante m’avait demandé des macarons, alors je me suis mise aux fourneaux et j’en ai fait profiter toute la famille ! Je suis contente d’avoir choisi ce métier, j’aimerais continuer à le faire toute ma vie. »