Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager
Une ZPPAUP organisée en 7 Zones de Protection
L’analyse du paysage communal révèle la grande richesse patrimoniale du territoire clamartois : Richesse du bâti, des constructions monumentales protégées (au titre des Monuments historiques) aux constructions
plus modestes, familiales, souvent autour de voiries privées...
Richesse paysagère, par le caractère de la végétation, du bois mais aussi des parcs et jardins privés. Cette diversité a motivé la création de sept Zones de Protection - ZP - de nature différente prenant en compte
des petits éléments domestiques éparpillés, des constructions typiques ou atypiques, des jardins, des arbres...
Le périmètre général de la ZPPAUP a aussi été étendu pour prendre en compte l’évolution de la législation sur le patrimoine qui a a enrichi la ZPPAUP d’un volet paysager depuis 1993.
Le patrimoine à protéger ne dépend plus de l’édifice dont il est émancipé, mais peut être constitué d’un ensemble paysager présentant une qualité liée à sa cohérence, à son histoire.
Réglement pour chaque zone de protection
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Prescriptions architecturales
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Historique de la ZPPAUP
Quels changements avec une ZPPAUP ? |
La Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager délimite un périmètre (qui se substitue aujourd’hui au périmètre de protection de 500m de rayon autour des Monuments Historiques).
Les dispositions de la ZPPAUP complètent et précisent celles du Plan Local d’Urbanisme, mais il s'agit de deux documents distincts.
Le PLU peut être modifié ou révisé sur simple délibération du Conseil municipal, la ZPPAUP ne peut être révisée qu'en accord avec l'État.
L’inscription, au titre du patrimoine à protéger, de certains immeubles dont la qualité architecturale est avérée, interdit dès lors leur démolition, mais autorise des travaux d’améliorations et des extensions.
Tous les travaux ayant pour effet de modifier l’état et l’aspect des immeubles bâtis ou non bâtis sont soumis à une autorisation.
Cette autorisation ne peut être délivrée qu’après avis conforme de l’Architecte des Bâtiments de France.
Une ZPPAUP comprend 4 documents
• Un rapport de présentation qui expose les
motifs et les objectifs de la création de la zone
de protection ainsi que les particularités historiques,
géographiques, urbaines, architecturales
et paysagères du territoire concerné.
• Un règlement qui énonce les règles à suivre
(aspect architectural, matériaux, implantations
des constructions, volumes, hauteurs, plantations).
• Un cahier de recommandations (non règlementaire)
qui à pour but d’aider à la mise en
oeuvre des projets.
• Un document graphique portant la délimitation
de la zone et indiquant les éléments du patrimoine
protégé.
La procédure légale
• En 2002, décision par le Conseil municipal de reprendre
le projet d’une ZPPAUP, de l’actualiser et de l’adopter
• Information du public
• Élaboration du projet
• Avis du Conseil municipal
• Présentation à la Commission Régionale
du Patrimoine et des Sites
• Transmission au Préfet de Département
• En 2008, mise à l’enquête publique
- réunions publiques d’information
- exposition
• Transmission au Préfet de Région
• Avis de la Commission Régionale
du Patrimoine et des Sites
• Accord définitif du Conseil municipal
• Création de la ZPPAUP par arrêté du Préfet de Région
• Publication et insertion dans la presse
Mon logement est concerné
Comment savoir dans quel secteur se trouve mon bien ?
Je consulte les documents règlementaires en mairie
• Le plan pour connaître le secteur dans
lequel se trouve le terrain concerné et
les prescriptions associées à ce secteur.
• Le règlement de la ZPPAUP qui fixe les prescriptions relatives au bâti
existant et aux constructions futures, les prescriptions sur le traitement
des limites de propriété, en particulier sur le domaine public.
Où dois-je me renseigner ?
Service Urbanisme
Centre Administratif 4e étage
1 av. Jean Jaurès Clamart
Quelle est la procédure si je veux y entreprendre des travaux ?

Cliquer sur l'image
• La Loi Malraux offre des intérêts financiers et fiscaux
aux propriétaires bailleurs de biens destinés à l’usage
d’habitation qui se situent en ZPPAUP, qui font l’objet
d’une opération de restauration immobilière et dont
les travaux ont été déclarés d’utilité publique
• Il faut
ensuite louer le bien à titre de résidence principale
pendant 6 ans minimum
• On peut déduire de son
revenu global le déficit foncier résultant de l’opération
de restauration à l’exception des intérêts d’emprunts.

Une richesse patrimoniale à préserver par des recommandations architecturales |
Façades
L’architecture des constructions nouvelles devra
affirmer un rythme de façade comparable à celui
des constructions existantes : soubassement,
corps de façade et couronnement.
L’horizontalité de la construction
est marquée par une corniche
d’entablement, un ou plusieurs
bandeaux marquant les différents étages de la construction.
La verticalité est assurée par le
rythme des baies, toujours plus
hautes que larges, mais aussi par
des éléments tels que les chaînes
d’angle, les trumeaux…

Matériaux
Les matériaux des façades existantes tels que
la brique ou la meulière devront être conservés
et mis en valeur dans leur aspect initial et
ne pourront être enduits ou peints.

Enduits
Les enduits seront à base de plâtre et chaux, à l’exclusion du ciment, de coloration discrète
dans la gamme des blancs cassés et des ocres.
L’utilisation d’éléments en pierre,
brique, ou enduit de couleur est
recommandée pour donner du “relief” aux façades.

Percements
Les percements
seront plus hauts
que larges, pour
préserver la lecture
d’une verticalité
dans la façade.

Menuiseries
Tout projet de remplacement des
menuiseries existantes doit donner
lieu à une étude globale à l’échelle
de la construction ou de la façade
concernée.

Décors
Le ravalement aura pour but de
maintenir ou de restituer les
décors tels que : encadrements
de baies, bandeaux, corniches,
tables saillantes, appareillages
de brique, de pierre, de meulière
ou encore de céramiques,
de laves émaillées...
Tous décors
de type bas-reliefs moulés ou
peints seront conservés.

Couleurs
Les coloris retenus
pour une construction
doivent tenir compte
de son appartenance
stylistique, historique
et architecturale.
Les autorisations de travaux
doivent clairement faire état des
coloris retenus pour l'ensemble
des éléments suivants : soubassement,
façade, couverture,
souche de cheminée, menuiseries
extérieures et volets, garde-corps
et les ouvrages de clôture.
Des échantillons de couleur
seront fournis.

Toitures et lucarnes
Les couvertures seront
conservées ou restituées
dans leur état
originel. Suivant les
zones, en tuile plate,
mécanique, zinc,
ardoise, cuivre, plomb.

Clôtures
La typologie des murs de la Cité Boigues
devra être conservée : en cas de percements,
les ouvertures nouvelles crées devront être
discrètes et pouvoir être lues dans le paysage
comme des percements secondaires. Les clôtures existantes devront être restaurées quand leur
qualité l'exigent, ou remplacées
par des clôtures répondant aux
mêmes caractéristiques, afin
de ne pas dénaturer le rapport
existant entre l'espace public
de la rue et l'espace privé des
parcelles construites.


Village
La trame et le bâti du centre de
Clamart sont constitués
d’un collage de tissus forts variés
tirant leurs origines de politiques
urbaines différentes.
Malgré le renouvellement urbain,
le village traditionnel demeure,
avec son ambiance, ses alignements,
ses volumes bâtis, mais
aussi surtout aujourd’hui avec
son espace public autour des
places de l’Église et Gunzbourg.
Le réaménagement de cet espace
est donc fondamental pour la
conservation et la mise en valeur
de Clamart.
OBJECTIFS |
• conserver les alignements
(bâtis et murs) de qualité.
• encadrer l’évolution des constructions
existantes appartenant
au patrimoine (assurer leur
restauration, leur mise en valeur
et, si nécessaire, leur extension),
et des constructions à venir.
• aménager ou combler les
vides déstructurants. |
|

Cité Boigues
La cité, entre ville et forêt, offre
aujourd’hui la sérénité d’un
quartier assez secret, très vert,
bordé de part et d’autres par
des murs maçonnés de plus de
2 mètres de haut.
Trois catégories architecturales
de constructions : villageoises
et bourgeoises antérieures au
20e siècle, individuelles contemporaines,
grands immeubles
collectifs et équipements postérieurs à 1950, sur des terrains
vastes et arborés.
OBJECTIFS |
• entretenir l’aspect forestier de
la Cité et conserver des volumes
végétaux importants.
• préserver les hauts murs qui
“tiennent” le paysage, voire les
reconstituer.
• maintenir la qualité de la Cité
par une attention particulière
portée sur l’intégration des volumes
bâtis à venir et sur leur
composition architecturale et sur
l’évolution des constructions
existantes, selon leur famille
architecturale. |
|

Cité de la Plaine
La composition d’ensemble
de la Cité repose sur le
principe d’une “cité-jardin”, où la
séparation des circulations est
matérialisée par une “coulée de
verdure” qui abrite l’ensemble
des équipements publics et des
services communs et les relie
directement aux bâtiments d’habitation
par des allées sinueuses.
OBJECTIFS |
• maintenir l’équilibre espaces
libres collectifs/espaces bâtis
liés à l’habitation, espaces bâtis
d’équipements collectifs.
• libérer les espaces abusivement
bâtis.
• conserver, entretenir les espaces
libres, renouveller la végétation,
développer le confort d’utilisation
piétonne (cheminement,
éclairage, …).
• entretenir et restaurer les
constructions dans le respect de
l’architecture Auzelle. |
|

Cimetière paysager
Dans les années 1950,
l’architecte Robert Auzelle
dessine ce cimetière paysager de
34 hectares et propose le principe
d’un cimetière parc - cimetière
forestier et cimetière architectural
dans le but de “dégager grâce à
un accompagnement végétal, un
ensemble de paysages respirant
une atmosphère de recueillement
et de paix”.
OBJECTIFS |
• entretenir et conserver le cimetière
paysager, les espaces verts
et la logique paysagère.
• intégrer des nouveaux bâtiments
nécessaires à l’activité
funéraire. |
|

Villas
Les ensembles résidentiels de
villas, pavillons, hameaux,
cités privées présentent une
forte cohérence architecturale et
paysagère et une ambiance qui
leur sont propre.
Villas “urbaines”, accolées les
unes aux autres derrière un jardinet,
ou villas plus pavillonnaires,
isolées sur la parcelle, la gamme
des villas se décline de différentes
façons, mais sur un même
accord.
OBJECTIFS |
• préserver les espaces libres
non bâtis à l’arrière des parcelles.
• encadrer l’évolution des constructions
existantes (restauration,
extensions, nouveaux
percements, ravalements, couleurs)
et des constructions à
venir (implantation, volume,
architecture).
• garder la qualité et l’homogénéité
des clôtures (aspect,
hauteur, matériaux). |
|

Jardin parisien
Ce quartier résidentiel présente
aujourd’hui encore un aspect
homogène par sa cohérence
de maisons individuelles simples,
de même volume et employant
les mêmes matériaux.
Mais parfois les extensions/rénovations
des constructions existantes
ou les maisons nouvelles
(soit en remplacement de petites
constructions existantes, soit sur
des parcelles morcelées, anciens
jardins maraîchers, ...) provoquent
une perte d’identité architecturale
et une densification du quartier.
OBJECTIFS |
• conserver la cohérence du
quartier.
• encadrer l’évolution des maisons
existantes (en répondant
aux besoins d’extension ou de
réaménagement des constructions)
et des constructions à
venir.
• intervenir sur l’espace public
pour le requalifier et le sécuriser. |
|

Gare
Développé autour de la
dynamique de la gare,
ce quartier, voulu très urbain,
dense et de qualité, constitue
l’aboutissement des deux grands
axes nord-sud qui irriguent
Clamart : les avenues Jean Jaurès
et Victor Hugo.
Il possède des éléments bâtis à mettre en valeur et a, par
ailleurs, besoin par endroit
d’être restructuré en respectant
la logique de ses gabarits
urbains et architecturaux.
OBJECTIFS |
• redonner plus d’homogénéité
et de cohérence au quartier,
combler les “dents creuses”.
• protéger les éléments bâtis et les
alignements urbains de qualité.
• donner une silhouette facilement
lisible aux abords de la
place, en faire un espace de
rencontre, d’échange.
• accompagner sur ses franges
les transitions avec le tissu pavillonnaire. |
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Avenues
Les avenues Jean Jaurès et
Victor Hugo, dessinées amples
et bordées de plantations d’alignement,
structurent fortement le
paysage clamartois.
Elles sont bordées par des
constructions diverses, aussi
bien dans leur implantation, leur
volume, leur architecture, leur
logique économique.
Des petites maisons individuelles,
isolées ou groupées en ensemble
cohérent, peuvent jouxter des
immeubles collectifs.
OBJECTIFS |
• redonner une cohérence
paysagère.
• traiter les retraits (limite
d’emprise public/privé) par une
clôture reprenant la typologie
des clôtures traditionnelles.
• mettre en place des volumes
de transition, liant le paysage
urbain.
• repérer les éléments bâtis
et les alignements urbains à
conserver. |
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Exposition ZPPAUP

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