Les
pigeonniers
Une solution écologique aux nuisances
Une animation urbaine
La création d’emplois locaux d’insertion
En abritant 250 oiseaux, la gestion des 3 pigeonniers
de Clamart empêche la naissance de 200 pigeons par car des
œufs sont retirés régulièrement. Un
pigeonnier capte la population d’oiseaux dans un périmètre
de 500 mètres.
Le pigeon, compagnon de
l’homme
Le
pigeon a été domestiqué par l’homme
depuis la plus haute antiquité. Jusqu’à la
Seconde Guerre mondiale il était utilisé pour sa
viande, comme pigeon voyageur et
pour la qualité de ses fientes qui servaient d’engrais.
De nos jours le pigeon est repassé à
un état semi sauvage envahissant les villes : nourriture
à foison, prédateurs quasi inexistants, édifices
pour nidifier...
Le pigeon de Paris, qui fait partie du genre Columba livia, est
un des descendants directs du pigeon biset, ancêtre commun
de tous les pigeons domestiques (dont il existe une infinité
de races obtenues par croisement). Le pigeon n’existe à
l’état vraiment sauvage que dans quelques colonies.
Les
pigeonniers, une solution aux nuisances
Les déjections
Les pigeons défèquent là où ils dorment
et sur leur lieu de nidification.
Les rassembler dans un pigeonnier permet donc d’éviter
la plupart des déjections que l’on trouve sur les
fenêtres, les statues… Il n’y a plus qu’un
seul endroit à nettoyer : le pigeonnier.
Le
bruit
Le roucoulement des pigeons est généralement mal
supporté. Installer les pigeons dans les pigeonniers évite
les nids aux abords des immeubles et permet ainsi d’éviter
ces nuisances sonores.
Les détériorations des plantations
florales
Les pigeons mangent les parterres de fleurs pour combler un déficit
vitamines et minéraux. Le pigeonnier permet de distribuer
une nourriture adaptée aux volatiles.

Limiter
la population des pigeons
La volonté de la Mairie
de Clamart est de proscrire l’élimination physique,
les filets de protection, les pics… Les pigeons se multiplient
dans les lieux où il leur est donné à manger
et où les déchets sont accessibles. Ces lieux sont
aussi adoptés comme site de nidification, d’où
l’idée, pour attirer ces oiseaux ailleurs, de leur
offrir des pigeonniers bien approvisionnés en graines et
en eau.
La nourriture saine (mélange
de graines de blé, maïs, avoine, orge, son, petit
pois, sève issue de l’agriculture biologique) et
l’eau propre ont un impact sur leur santé et sur
leurs fientes.
 |
L’installation
de pigeonniers est efficace à 100% à condition
que les oiseaux ne soient pas ourris
ailleurs. Pour cela, l’équipe du Jardin solidaire
de Clamart sensibilise les riverains des uartiers
où sont situés les pigeonniers afin de faire
prendre conscience à la population de leurs atouts. |
Il est difficile d’installer dans une ville
suffisamment de pigeonniers pour tous
les pigeons urbains mais, à l’image de Clamart qui
en a installé trois, en Construire un ou plusieurs par
ville permet de réduire les nuisances causées par
ces oiseaux.
Le Conseil général des Hauts-de-Seine subventionne
l’installation de pigeonniers dans le département.
Ne
pas nourrir les pigeons, c’est :
- Permettre aux pigeonniers de prendre leur place
dans la ville en orientant vers eux les oiseaux.
- Assurer à toutes et à tous un environnement plus
sain.
- Éloigner des lieux d’habitation les nuisances sonores
et les détériorations occasionnées par les
déjections.
L’association Espaces
participe à la gestion de la nature en ville.
L’équipe de
jardiniers du Jardin solidaire de Clamart entretient régulièrement
les 3 pigeonniers de la ville de Clamart : à Trivaux, à
la Plaine et au parc Maison Blanche. L’équipe travaille
en partenariat avec le service hygiène et salubrité
de la Mairie.
Le Jardin solidaire de Clamart
est géré par Espaces qui a pour activité
l’insertion par l’écologie urbaine. Créée
en 1994, l’action de l’association s’articule
autour de : la réhabilitation et le développement
de sites naturels en milieu urbain, l’accompagnement de
personnes en situation d’exclusion sociale sur la voie de
l’emploi, la création des nouveaux métiers
de demain, en Val de Seine.

|