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Découvrir Clamart

Histoire

Il y a bien longtemps

Les premiers groupes de population s'installent à Clamart à la Préhistoire comme l'indique la découverte dans le bois d'armes et d'outils en pierre polie et d'un monument mégalithique "Le menhir de Clamart" appelé aussi "Pierre-aux-Moines" ou "Pierre de Chalais". Mais le village de Clamart trouve son origine dans les "villas" gallo-romaines. Il représente alors un important domaine foncier qui se compose de grandes fermes entourées de champs, prés, vignes et bois.

De "Claumar" à CLAMART

Fin du VIIème siècle : un acte mentionne pour la première fois, l'existence de Clamart sous le nom de "Claumar" ou "Clanmar". Cette dénomination d'origine celtique signifierait le clos de l'étang.

XIème siècle : Les premiers documents officiels attestent de la présence d'habitants sur le lieu-dit "Clamart". Serfs et vilains (paysans libres) constituent le noyau de la population. Les habitations se regroupent autour de l'Eglise St-Pierre St-Paul. Le bourg se divise en 4 seigneuries (les fiefs Chef-de-Ville, de Clamart proprement dit, de l'Hôtel-Dieu et le fief St-Martin) qui forment des centres économiques indépendants et des unités juridiques distinctes. Les premiers actes évoquant Clamart sont contenus dans les archives du prieuré bénédictin de St-Martin-des-Champs.

Ce monastère dépendant de l'Abbaye de Cluny possédait d'imposants biens dans la région parisienne et notamment à Clamart entre 1079 et 1096.

1337-1453 : Clamart subit de plein fouet les désastres de la guerre de Cent ans. Le village est décimé par la peste et les batailles successives. Malgré tout, le bourg se repeuple rapidement et compte plus de 500 habitants en 1470. Certains seigneurs et bourgeois, attirés par la proximité du bois de Meudon, s'installent dans la région. La forêt de Clamart devient le lieu favori des chasses à courre de la noblesse.

De la Fronde aux villégiatures royales

Au XVIème siècle, le village est pris dans la tourmente des batailles. Les guerres de religion entre protestants et catholiques dévastent les maisons et les cultures.

1649 : Clamart est saccagé par les révoltes de la Fronde. Quelques années plus tard, Abel Servien, baron de Meudon et surintendant des finances de Louis XIV, réunit les fiefs de Saint-Martin-des-Champs, de l'Hôtel-Dieu et de Clamart au domaine de Meudon. Il entoure ses possessions d'un mur encore visible aujourd'hui près de la cité Boigues (rue du Sud). Les Clamartois perdent alors les terrains communaux dont ils tiraient des ressources. Servien est le seigneur de Clamart. Le village devient un lieu de villégiature pour les Parisiens. A la mort du Baron, Louvois, ministre de Louis XIV, achète le domaine de Meudon. Il achève d'entourer le parc et construit les portes de Fleury, de Clamart, de Châtillon, de Trivaux, de Verrières aujourd'hui disparues.

1695 : Louis XIV, séduit par la magnificence du domaine de Meudon, rachète la propriété pour son fils. Louis XV, puis Louis XVI, viennent chasser régulièrement dans le parc. La beauté des jardins et des bois de Clamart renommés jusqu'à Paris, attire de nouveaux Clamartois. Le village se dote de ses 1ères écoles à la fin du XVIIème siècle.

Clamart dans la tempête révolutionnaire

1787 : Un édit provoque une réorganisation administrative. Clamart dispose d'une assemblée municipale comprenant le seigneur, le curé, le syndic chargé de l'exécution des décisions prises et des membres élus par la communauté.

1789 : Les Clamartois se réunissent sous l'assemblée municipale et rédigent leur cahier de doléances pour les Etats Généraux. Pendant la Révolution, la municipalité accueille avec enthousiasme les décisions et réformes du gouvernement de Paris.

Le 1er avril 1790, Clamart se constitue sur les bases de l'autonomie communale. Les habitants ont acquis le droit de s'occuper eux-mêmes des affaires de leur village. La municipalité constitue une garde nationale afin d'assurer le respect des nouveaux règlements.

1794 : La Terreur gagne Clamart. On se surveille. Le 27 mars, le Comité de surveillance provoque l'arrestation du philosophe Condorcet. On change le nom des rues qui rappelaient trop les heures glorieuses de l'aristocratie. La chute de Robespierre amène finalement une nouvelle orientation politique. L'agitation révolutionnaire cesse.

Du village à la ville, de 1800 à 1939

C'est l'époque des grands changements.

1840 : L'ouverture de la ligne de chemin de fer Paris-Versailles relie Clamart à Paris.

1842 : La mairie s'installe dans ses bâtiments actuels (rue Jean Jaurès et la Tour Ronde). La rue du Chef-de-Ville et la rue du Trosy constituent le centre du village. Clamart s'urbanise et se modernise. La commune est en chantier. On trace la rue de Paris (le haut de l'actuelle avenue Jean Jaurès) et l'avenue Paul Vaillant Couturier. Des habitations sortent de terre des deux côtés du nouveau chemin. Couvrir les maisons de chaume est désormais interdit. On réalise un plan d'alignement des rues.

1865 : La commune reçoit le télégraphe.

1867 : La ville est alimentée en eau de la Seine. Installation de l'éclairage au gaz.

1868 : Le ruisseau de Clamart est transformé en égout, les chemins vicinaux en chemins carrossables pour les besoins de l'exploitation agricole.

En 1869, un terrain est acquis sur la plaine pour établir un nouveau cimetière et une bibliothèque municipale est créée. Clamart accueille de nombreux ouvriers travaillant dans les carrières de pierre et sur le chantier du chemin de fer Paris-Brest. Les Parisiens s'installent de plus en plus nombreux à Clamart. La ville passe de 1220 habitants en 1831 (174 maisons) à 1760 habitants (276 maisons) en 1851.

1870 : La France de Napoléon III est en guerre contre les Prussiens. Le 18 septembre, les troupes françaises prennent possession de la plaine de Clamart qui représente un point stratégique. Les troupes allemandes s'emparent du village et du bois de Clamart. La commune est ravagée par les combats. Beaucoup de Clamartois abandonnent leurs maisons précipitamment. La misère s'installe.

Pendant la guerre civile de 1871, la ville est mitraillée par les canons des forts d'Issy et de Vanves et par ceux installés sur les fortifications qui enserrent Paris. La ville toujours considérée comme un lieu de villégiature attire la générosité d'habitants de passage qui fondent des établissements tels que l'hospice Ferrari et des crèches. Clamart compte 7200 habitants en 1901.

Le quartier du Jardin parisien se construit vers 1907, celui de la gare se développe entraînant la construction d'un groupe scolaire, rue Jules Ferry en 1908.

Dans les années 1910-1920, de nombreux immigrants venus principalement d'Arménie, rescapés du génocide, s'installent à Clamart. Ils travaillent au départ dans les usines d'Issy-les-Moulineaux. Certains se lancent dans le tricot. Une véritable dynamique anime le secteur de la maille clamartoise. Aujourd'hui encore, la ville compte plus de 200 entreprises de tricot.

Dès la déclaration de la guerre 1914-1918, 4000 Clamartois partent se réfugier en province. Le territoire reste indemne mais près de 500 habitants périssent lors du conflit. Pendant la guerre, la population continue de s'accroître (11200 en 1911, 12200 en 1915) en raison de la venue de réfugiés du Nord, de la création de nombreuses usines de guerre proches de Clamart (Issy, Boulogne) et de la cherté des logements parisiens. La commune change encore de physionomie.

Des pavillons de tous styles (2391 maisons en 1921 à 6005 en 1936) remplacent les champs. Des lotissements apparaissent au Petit-Clamart entre 1920 et 1930.
L'augmentation de la population (15000 en 1921, 30000 en 1931) rend nécessaire la création de nombreux services publics : groupes scolaires du Petit-Clamart (1922), des Rochers (1927), Maison Blanche (1930), école au Jardin Parisien (1937).
Les rues sont équipées entre 1920 et 1936 d'égouts et de canalisations d'eau, de gaz et d'électricité. Les tramways à chevaux sont remplacés par des tramways à l'électricité et des autobus.

En 1930, la ville est touchée par la crise économique. Le nombre de chômeurs s'accroît (410 en 1934, 820 en 1936, 1020 en 1938).

Clamart pendant la guerre 1939-1945

La déclaration de guerre du 1er septembre 1939 suscite le départ de nombreux Clamartois en province. Le conseil municipal est suspendu par un décret du 5 octobre 1939 et remplacé par une délégation spéciale. Celle-ci crée un Comité central d'entraide et de solidarité.

Dès le 14 juin 1940, l'armée allemande occupe le Petit-Clamart et l'hôpital Percy. Plusieurs bombes touchent les quartiers proches de l'aérodrome de Villacoublay

Le 19 août 1944, les mouvements de résistants se soulèvent à Paris. Les Clamartois suivent. Mais les Allemands encore présents au Petit-Clamart répriment l'insurrection. Un monument érigé devant le groupe scolaire du Jardin Parisien perpétue le souvenir du massacre.

Le 24 août au soir, les blindés français font leur apparition au Petit-Clamart et libèrent la ville. Le lendemain une délégation des mouvements de la résistance demande au maire de se retirer. Une assemblée locale provisoire composée des membres survivants du conseil de 1939 et de ceux du comité local de résistance tient sa 1ère séance le 29 août. Le monument aux morts de l'ancien cimetière présente 200 soldats disparus et 1020 Clamartois connurent la prison.

Naissance d'une nouvelle ville

Au lendemain de la guerre, Clamart se reconstruit. L'office public d'habitations à loyer modéré (OPHLM) est créé le 25 août 1949. Les premiers logements de la Plaine sont livrés en 1953 et régulièrement jusqu'en 1964.

Le 1er juin 1961, Clamart vit un événement dramatique. Le quartier situé près d'Issy les Moulineaux, construit en partie sur d'anciens puits et galeries de carrières, s'effondre par endroits. Plusieurs maisons sont englouties. Bilan : 21 morts.

Un an plus tard, un second drame secoue la commune.

Le 22 août 1962, la France entière entend parler de Clamart. Le Général de Gaulle échappe à un attentat. A l'issue d'un conseil des ministres, la citroën DS du Président traverse la ville pour rejoindre l'aérodrome de Villacoublay. Le cortège essuie 2 fusillades au niveau du Carrefour de Petit Clamart (actuelles rue du Pavé Blanc, avenue du Général de Gaulle). Malgré les 150 impacts de balles relevés, personne n'est blessé. Les auteurs sont arrêtés quelques jours plus tard.

Entre 1960 et 1980, la ville se dote de nouveaux équipements : la cité Trivaux-la-Garenne, le dispensaire municipal (1949-1950), le groupe scolaire du Petit-Clamart (1964), le stade Hunebelle (1956-1957), le gymnase et annexe de la mairie à la cité de la Plaine (1964-1966), l'annexe de la bibliothèque au Pavé Blanc (1970), la bibliothèque La Garenne et la piscine municipale (1972), le conservatoire de musique et de danse...

En février 1982, le premier bébé éprouvette français, Amandine, voit le jour à l'Hôpital Béclère.

Depuis, plus de 1000 naissances en fécondité in vitro ont eu lieu à Clamart.

Aujourd'hui, la commune compte près de 50000 habitants et près de 300 associations. Après plusieurs décennies de recul, la population augmente à nouveau.

 

Yama Sanchez (auteure dont les textes ont été utilisés pour le spectacle "Pluri-elles"), Aïcha Belco-Maiga (fonctionnaire malienne très impliquée dans la cause des femmes et invitée d'honneur de ces journées), Rozenn Bodin-Cissé (comédienne du spectacle "Pluri-elles").
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Grandes Armes de la Ville de Clamart

Blason : "D'azur au chevron d'or accompagné de trois roses d'argent, deux en chef, une en pointe".

Ornements extérieurs : L'écu timbré de la couronne murale à trois tours crénelées d'or, maçonnée et ouverte de sable, est soutenue par un cep de vigne à deux sarments d'or, fruités chacun de trois grappes aussi d'or.

Symbolique de la composition : le blason représente les armes de Jean de Livres, seigneur de Clamart au XVe siècle.
La couronne murale est le symbole que portaient les déesses grecques tutélaires des cités, repris par les villes depuis l'Empire.
Le cep de vigne concrétise l'ancienne prospérité de la commune.

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